Les passages en italique sont des citations de l'article.
L'enlisement du front
L'article part d'un constat qui n'est pas complètement faux d'un certain enlisement du conflit:
L’utilisation combinée de drones, de mines et du renseignement satellitaire a empêché l’armée russe de procéder aux concentrations de forces nécessaires à une percée. En conséquence, le conflit au sol s’est enlisé dans une guerre d’usure où de petits groupes de combattants des deux camps se disputent le contrôle — souvent éphémère — de portions infimes de territoire. Toutefois, les facteurs qui ont enrayé l’avancée russe limitent tout autant la capacité des Ukrainiens à mener une contre-offensive d’envergure.
Ce constat, s'il est en grande partie vrai en ce qui concerne la ligne de front, néglige trois facteurs importants:
- en ce qui concerne les frappes à longues distances, il n'y a pas enlisement mais escalade, les deux pays ayant grandement multiplié leurs capacités dans ce domaine ces dernières années.
- une guerre à cette échelle, même avec un front figé, représente un fardeau considérable pour les deux pays; l'usure peut faire s'effondrer une des deux armées, il peut en être de même pour l'économie ou le moral. Ou les soutiens extérieurs.
- la technologie des drones est en constante évolution, et rien ne dit que que l'un des camps ne va pas finir par prendre l'ascendant (technologique ou industriel) sur l'autre. C'est une situation similaire à la première guerre mondiale, où le front (du moins à l'ouest) était statique du fait de l'inéquation des moyens techniques et des tactiques militaires qui rendaient la défense bien plus facile que l'attaque avaient fini (en 1918) par déboucher sur une nouvelle guerre de mouvement, rendue possibles par l'utilisation de nouvelles armes (blindés, aviations, etc) et de nouvelles tactiques d'assaut
Ces trois points expliquent pourquoi chacun des deux belligérants espère encore obtenir une victoire militaire et que l'autre "craquera" en premier. Mais partons dans l'idée qu'on veuille faire une paix en considérant que l'enlisement actuel peut encore durer longtemps, et demandons-nous, comme le fait l'article du Diplo, comment obtenir une paix durable.
Sophisme de la solution parfaite
L'article commence par affirmer que:
Les Occidentaux qui attendent d’un accord de paix des garanties absolues et permanentes contre toute future agression russe révèlent leur incompréhension des réalités stratégiques. L’histoire ne connaît aucune garantie permanente et, en l’espèce, elle ne pourrait être obtenue qu’au prix de l’anéantissement de l’État russe. Or c’est précisément pour se prémunir contre cette éventualité que Moscou s’est doté d’un immense arsenal nucléaire.
Ce paragraphe est un exemple de sophisme de la solution parfaite: certes, il n'y aura pas de garanties "absolues" et "permanentes", mais ce constat n'est fait que pour rejeter a priori toute demande de garanties pour l'Ukraine, alors que l'enjeu des négociations est justement de lui donner des garanties solides et durable. C'est un intérêt vital pour l'Ukraine, et voir le Diplo s'en contrebalancer d'emblée montre bien qu'ils ne cherchent pas à comprendre les intérêts des uns et des autres. Juste ceux de la Russie. D'ailleurs, dès le chapeau de l'article, ils écrivent: "Retrouver le chemin d’une coexistence en sécurité suppose de comprendre les intérêts de ses ennemis et d’en tenir compte." Les intérêts de ses ennemis (donc des Russes); pas ceux de ses amis, visiblement.
Outre qu'il révèle l'hypocrisie flagrante de l'article, ce paragraphe contient aussi un aveu involontaire car il affirme que cette garantie "ne pourrait être obtenue qu’au prix de l’anéantissement de l’État russe". Il avoue ainsi que le problème, la raison pour laquelle il ne peut y avoir de garantie absolue de non-agression, c'est l'existence-même de l’État russe. NB: aucune justification n'est fournie pour étayer cette affirmation, qui est probablement fausse, mais on en reparlera plus tard.
L'Ukraine traitée comme ayant capitulé
L'article affirme ensuite que "la Russie a considérablement revu à la baisse les exigences qu'elle formulait en juin 2024. En matière d'armements, la restriction qui subsisteraient concerneraient les missiles à longues portée capables de frapper son territoire. La Russie n'exige plus non plus, comme préalable à tout accord de paix, le retrait urainien des régions de Zaporijia et de Kherson - dont elle revendique l'annexion alors qu'elle ne les occupe que partiellement. Enfin, elle reconnait le droit de l'Ukraine à adhérer à l'Union Européenne."
Notons que la Russie ne fait que revoir à la baisse certaines de ses exigences. Mais l'article ne questionne jamais le bien-fondé de ces exigences, qui sont toutes de nouvelles atteintes à la souveraineté de l'Ukraine.
D'un point de vue du droit et de la morale, la Russie a envahi l'Ukraine, commis une multitude de crime de guerre, et exige encore plus que ce qu'elle occupe illégalement, et le Diplo présente ça comme un signe de bonne volonté ? La Russie n'a aucun droit à la moindre exigence, c'est à elle de faire des concessions. Pas à l'Ukraine. Or, depuis le départ, la Russie n'a jamais proposé la moindre concession. Tant qu'elle n'en proposera pas, cela signifie qu'elle n'est pas prête à négocier sérieusement.
On pourrait rétorquer que ce ne sont pas toujours le droit et la morale qui régissent les guerres et les relations internationales, et qu'il n'est pas rare que le vainqueurs impose ses conditions au vaincu: "Vae Victis" comme disaient les Romains. Et donc que les exigences de la Russie seraient "justifiées", si l'on peut dire, par sa victoire militaire. Mais, selon le présupposé de l'article, c'est justement que les deux belligérants sont enlisés dans ce conflit que personne ne peut gagner, et donc la Russie ne peut pas être considérée comme un vainqueur. Pire, et même si c'est juste un effet rhétorique, l'article commence par parler d'une victoire ukrainienne: "Kiev a remporté une victoire qui pourrait ouvrir la voie à un accord de paix durable : contre toute attente, le pays est parvenu à contenir l’offensive russe, à conserver le contrôle de 80 % de son territoire, à renforcer son identité nationale et son ancrage occidental, tout en créant les conditions d’une éventuelle adhésion à l’Union européenne" Raison de plus de ne pas laisser la Russie exiger quoi que ce soit.
L'Europe contre la paix ?
L'article déroule ensuite sa thèse centrale, en accusant l'Europe de ne pas vouloir la paix et en présentant toutes ses exigences comme inacceptables: "Une telle concession [un cessez-le-feu préalable aux négociations] reviendrait en effet à sacrifier son [=la Russie] unique moyen de pression dans les négociations." Ceci est factuellement faux: la Russie disposerait objectivement d'un énorme moyen de pression: le territoire qu'elle occupe actuellement en Ukraine et dont elle pourrait chèrement monnayer la libération. C'est juste que Poutine n'entend pas faire la moindre concession dans ce domaine. En passant sous silence ce levier dont dispose la Russie, le Diplo ne fait qu'épouser le point de vue de Poutine.
"un aveu de défaite [pour la Russie]: le déploiement de troupes occidentales en Ukraine et la perspective d'une adhésion ukrainienne à l'Alliance": ni l'un ni l'autre ne seraient un aveu de défaite pour la Russie, mais plutôt un signe de sa puissance militaire. En revanche, ce sont des choses dont Poutine ne veut pas. Sur ce sujet-là aussi, le Diplo épouse les vues de Poutine.
"Si ces conditions [les cinq conditions pour une paix juste et durable, énoncées en juin 2026] sont maintenues, aucun accord de paix ne pourra voir le jour": là encore, le Diplo disqualifie a priori (et sans argument) les conditions, pourtant très minimales, demandées par l'Europe, et fait sienne, une fois de plus, la position de Moscou.
Donc toute cette accusation du Diplo ne repose pas sur une analyse objective, mais simplement sur une escroquerie intellectuelle: celle qui consiste à tenir le point de vue russe pour vérité objective. Mais comme tout cela est enrobé dans une prose pseudo-intellectuelle, ça passe mieux aux yeux d'un lecteur peu averti et qui peut donc être trompé par la rhétorique du journal. Cette rhétorique impose pernicieusement un cadre, celui du point de vue russe, qu'il est interdit de questionné ou simplement d'énoncer comme tel. Et ce cadre limite bien entendu ce qui peut être négocier. Car après avoir posé ces bases (aussi biaisées soit-elles), l'article esquisse ensuite ce que pourrait être un accord de paix "acceptable".
Accorder la victoire à Poutine
L'article donne le ton de l'objectif d'un tel accord de paix: "Il appartient désormais aux dirigeants européens de concevoir des mesures susceptibles de permettre à M. Vladimir Poutine de revendiquer une forme de victoire - aussi illusoire soit-elle - afin de mettre un terme à cette guerre et d'empêcher sa reprise."
Au moins, c'est clair. Et la "forme de victoire" qu'ils proposent n'a rien d'illusoire. Selon le Diplo: "Pour qu'un accord de paix puisse être conclu, la Russie devra renoncer à exiger le retrait des forces ukrainiennes des zones du Donbass encore sous le contrôle de Kiev, car aucun dirigeant ukrainien ne saurait assumer une telle concession. Bruxelles et Kiev devront pour leur part abandonner toute perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, ainsi que tout déploiement de troupes occidentales sur le sol ukrainien; aucun gouvernement russe ne pourrait y consentir."
Une fois de plus, l'article demande à Poutine de simplement renoncer à certaines de ses exigences, autrement dit de ne pas exiger des choses qu'il ne possède pas et sur lesquelles il n'a aucun doit. L'article ne lui demande pas de concéder quelque chose qu'il possède déjà. En revanche, Bruxelles et Kiev doivent concéder quelque chose qu'ils possèdent déjà : leur faculté de conclure des alliances militaires, donc une partie de leur souveraineté. Excusez du peu. Mais ce "deal", déjà très inéquitable et très favorable aux Russes, n'est pas suffisant pour le Diplo, qui ajoute:
"Pour amener la Russie à renoncer à ses revendications sur l'ensemble du Donbass, l'E3 devrait s'inspirer de la proposition du premier ministre belge Bart De Wever (l'Echo 14 mars 2026) et offrir à Mosou un "deal" prévoyant la normalisation des relations, la reprise des achats d'énergie russe et la levée complète des sanctions économiques, associée d'une clause de réactivation automatique en cas de nouvelle offensive."
Donc le Diplo veut tout concéder à Poutine pour revenir à la situation avant-guerre, tout ça en échange de ... rien du tout en fait . Pas de libération des territoires occupés, pas de paiement d'indemnités de guerre, pas de justice pour les Ukrainiens. Rien. Même pas une promesse de ne pas attaquer à l'avenir. Dans ces conditions, qu'est-ce qui empêchera la Russie de recommencer à attaquer quand bon lui semblera ? La menace de remettre les sanctions actuelles (et qui sont de fait insuffisantes pour empêcher la guerre) ? Poutine va trembler. Et c'est ça que le Diplo considère comme une paix durable ?
Où réside l'intérêt des Ukrainiens et des Européens ?
Car si l'article du Diplo passe beaucoup de temps à insister sur l'importance de considérer les intérêts russes, il n'évoque qu'à peine ce que pourrait être l'intérêt des Ukrainiens, et celui des Européens. Tout juste affirme-t-il: "Un cessez-le-feu durable sans accord de paix serait profondément contraire aux intérets de l'Ukraine, comme à ceux du continent européen [...] A plus long terme, si M. Donald Trump ou un futur président républicain américain décidait d'annexer le Groenland, l'Europe se retrouverait dans une position extrêmement périlleuse, en étau entre une Amérique ouvertement hostile et la Russie." Notez que c'est l'Amérique qui est décrite ici comme "ouvertement hostile", et non la Russie.
Il faut noter deux choses:
- ce n'est pas "à plus long terme": l'Europe est déjà prise en étau entre une Amérique hostile et une Russie belliqueuse
- signer un traiter de paix ne changera rien à ce fait. Un traité de paix ne rendra pas la Russie moins dangereuse pour l'Europe ou moins belliqueuse
Et surtout, en quoi tout céder à Poutine protégerait l'Europe des ambitions territoriales de Donald Trump ? Au contraire, si l'Europe cède face à la Russie, elle sera perçue comme faible et cela ne fera que rendre plus probable une invasion du Groenland. Une fois de plus, l'article du Diplo contredit sa propre logique.
Puisque l'article ne décrit pas quel est l'intérêt de l'Europe, je vais tenter de le faire. L'Europe a en effet tout intérêt à rendre sinon impossible, du moins improbable, toute nouvelle attaque russe, que ce soit contre l'Ukraine ou un autre pays. Autrement dit: la question essentielle est celle de la dissuasion. Le Diplo mentionne la dissuasion, et la possibilité que la Russie attaque un pas de l'OTAN, mais c'est pour mieux affirmer qu'il n'y a rien besoin de faire et que les craintes sont injustifiées: "selon les services de renseignement militaire américains, Moscou n'avait ni l'intention ni les moyens de mener une telle offensive"
Naturellement, le Diplo fait du cherry picking, en "oubliant" de mentionner également les très nombreux rapports de divers services de renseignement européens qui montrent au contraire que la Russie a l'intention (et se donne les moyens) de préparer des attaques contre l'Europe. Et le Diplo n'envisage même pas que les Américains (sous Trump) pourraient faire de fausses déclarations pour couvrir les Russes, malgré tous les signes qui montrent que Trump se comporte comme un agent russe.
Poutine militarise les jeunes russes, se prépare à un conflit très long, augmente la production de ses usines d'armement (notamment les missiles et les drones) et veut avoir 200 000 dronistes dans son armée. Sachant que, durant divers exercices avec l'OTAN, de petites unités de dronistes ukrainiens ont suffit pour mettre "hors combat" des brigades mécanisées entières de l'OTAN, on se rend compte que l'OTAN est en ce moment extrêmement vulnérable (car elle n'a pas encore intégré les drones). De même, la capacité d'attaque à longue distance russe est largement supérieure aux défenses anti-aériennes occidentales, trop peu nombreuses et non adaptées pour lutter contre les drones.
Il faut donc prendre la menace russe très au sérieux, et donc veiller à ce que tout traité de paix (et les mesures d'aide à l'Ukraine après ce traité) dissuadent la Russie de continuer ses agressions répétées.
La question de la dissuasion
Pour le Diplo, cette question est déjà réglée, en particulier car ils minimisent la menace russe: "Les éléments de dissuasion contre une future agression russe sont déjà largement en place."
C'est comme on l'a vu, complètement faux. En cas de cessez-le-feu ou de paix en Ukraine, la Russie a tout intérêt à profiter de son avantage (temporaire) en matière de drones et du fait que le traître Trump est à la Maison Blanche pour attaquer les pays baltes ou la Finlande. D'ailleurs, si Poutine n'est pas puni pour son invasion en Ukraine, pourquoi hésiterait-il à recommencer ? Parce qu'il aurait signé un traité de paix ? C'est mal le connaître.
Non, seule la force dissuadera Poutine d'attaquer de nouveau. C'est pour ça que les Européens renforcent leur défense, en particulier la Pologne a fait un effort important. Mais ce ne sera pas suffisant, car leurs équipements sont rendus en grande partie obsolètes par les drones. Et ce n'est pas seulement le matériel: il s'agit aussi des tactiques, de la culture militaire, de ce qu'il est possible de faire ou non; tout a été chamboulé par les drones. Et plus les technologies évoluent (évolution accélérée pour cause de guerre à grande échelle), plus l'écart se creuse entre les armées "dronisées" (Ukraine et Russie) et celles qui ne le son pas.
Pour combler notre retard, il faudrait envoyer dès à présent des troupes en Ukraine combattre les Russes pour qu'elles puissent acquérir l'expérience nécessaire face à ce nouveau type de guerre. Mais ce n'est pas sûr que ça plaise au Diplo, ni aux opinions publiques, de devoir verser le prix du sang pour acquérir l'expérience nécessaire.
La seconde option ne va pas plaire non plus au Diplo: c'est celle de l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN (ou à l'alliance qui succédera à l'OTAN, vu que les USA de Trump semblent vouloir tuer l'OTAN). L'Europe a besoin de l'Ukraine autant (voire plus) que l'Ukraine n'a besoin de l'Europe.
La troisième option est de nucléariser tous les états frontaliers de la Russie. Le Diplo hurlerait aussitôt au scandale.
En tous cas, une chose est sure: ce que propose le Diplo dans son article (pas de troupes occidentales en Ukraine, pas de réarmement, pas d'alliance avec l'Ukraine) est tout le contraire de la dissuasion. Pourtant, ils ont bien identifié le problème. Ils veulent juste surtout ne pas le résoudre.
L’État russe, une menace pour la paix ?
Le moment où ils sont les plus lucides, c'est paradoxalement dans ce paragraphe: "Certains soutiennent qu'il est inutile de rechercher un accord de paix, qu'on ne peut pas faire confiance à la Russie et qu'elle finira, tôt ou tard, par revenir à l'offensive. Mais, là encore, cela revient à dire que la sécurité de l'Ukraine passe uniquement par la destruction de l’État russe."
Effectivement, la sécurité de l'Ukraine (et plus généralement, de toute l'Europe) passe uniquement par la destruction non pas de l’État russe mais de l'impérialisme russe. Tant que le gouvernement russe pensera qu'il a le "droit" et qu'il a les moyens de déstabiliser ses voisins par des actions clandestines et/ou de les envahir militairement, il n'y aura pas de paix durable.
Certes, certains soutiennent que l'impérialisme est consubstantiel à l’État russe, mis je doute que cette thèse soit celle défendue par Anatol Lieven (l'auteur de l'article). Non, lui cherche juste à faire peur avec le nucléaire russe. En faisant croire que la condition minimale pour une paix durable est la destruction de l’État russe (destruction qui, comme le sous-entend l'article, est impossible sans une guerre nucléaire), il écarte ces conditions pourtant très raisonnables. Personne ne cherche à détruire l’État russe. On veut juste que la Russie arrête d'envahir ses voisins et retire ses troupes des pays qu'elle occupe actuellement (et dont elle a reconnu les frontières à plusieurs reprises, avant de violer les traités signés).
Conclusion
Sans surprise, l'analyse de l'article du Diplo révèle:
- un fort biais pro-russe, qui impose un cadre favorable à Poutine, écartant a priori toutes les solutions qui ne plaisent pas au maître du Kremlin
- des erreurs de raisonnement grossières, où l'Ukraine est à la fois présentée comme invaincue mais traité dans le "plan de paix" comme ayant capitulée
- un plaidoyer pathétique autant qu'illogique sur le thème "il faut laisser Poutine gagner sinon c'est la 3e guerre mondiale", alors même que cela va à l'encontre des intérêts de l'Europe
Il est typique de tous ces "idiots utiles" qui souhaitent (secrètement ou non) une victoire russe, sans plus de raison que de voir une "défaite de l'occident", et accusent l'Europe et l'Ukraine de "ne pas vouloir la paix" quand ils refusent la soumission à la Russie, plutôt que de blâmer l'agresseur.







